Générateur de rapport d'empreintes

Transformez une série d'empreintes en un certificat de vérification à archiver ou transmettre.

Ce que fait cet outil

La plupart des outils de hachage vous donnent une chaîne à copier. Celui-ci produit également un document : hachez autant de fichiers que nécessaire, puis exportez un rapport horodaté listant chaque fichier, sa taille, son algorithme et son empreinte, sous un identifiant de rapport unique. À joindre à un audit, une remise, un dossier ou un enregistrement de changement.

GENERATEUR_DE_RAPPORT

[1] SÉLECTIONNER FICHIER(S) À HACHER

Un fichier, plusieurs, ou deux à comparer.

[2] CHOISISSEZ VOTRE FONCTION DE HACHAGE

[3] LANCER LE PROCESSUS DE HACHAGE

Contenu du rapport, et à quoi sert chaque champ

Une empreinte seule ne prouve pas grand-chose. « Le SHA-256 de ce fichier est 3a7b… » appelle aussitôt d'autres questions : quel fichier, calculé quand, par qui, avec quel algorithme ? Le rapport, c'est l'empreinte accompagnée du contexte qui permet à quelqu'un d'autre de s'y fier des mois plus tard, sans vous demander d'explications.

Champ Pourquoi il figure dans le rapport
Identifiant du rapport Permet de citer ce document précis dans un ticket, un dossier ou une fiche de contrôle.
Date, heure et fuseau Situent la vérification dans la chronologie. L'heure est celle de votre ordinateur : vérifiez qu'elle est juste avant de commencer.
Nom, chemin et taille Indiquent de quel fichier parle chaque ligne. Quand vous hachez un dossier, le chemin à l'intérieur du dossier est conservé : deux fichiers IMG_0001.jpg rangés dans des sous-dossiers différents restent distincts.
Algorithme Une suite hexadécimale ne dit pas comment elle a été obtenue. Nommer l'algorithme sur chaque ligne permet à n'importe qui de refaire le calcul, et montre s'il est encore jugé robuste.
Empreinte La valeur à laquelle toute vérification ultérieure sera comparée.
Succès et erreurs Rendent visible un traitement partiel : un fichier illisible apparaît comme une erreur au lieu de disparaître de la liste.
Titre, objet, opérateur, organisation Facultatifs, mais l'objet est souvent la première question d'un auditeur, et l'opérateur est la personne qui pourra confirmer la vérification. Une section facultative du formulaire ajoute une référence de dossier, le support d'origine, le lieu et un bloc de signature.

Comment en générer un

  1. Sélectionnez tous les fichiers concernés. Vous pouvez en choisir plusieurs d'un coup.
  2. Choisissez un algorithme. SHA-256 est le bon choix par défaut dès qu'il y a un enjeu.
  3. Cliquez sur [CALCULER L'EMPREINTE] et laissez tous les fichiers se terminer.
  4. Cliquez sur [GÉNÉRER LE RAPPORT], puis renseignez le titre, l'objet et l'opérateur.
  5. Choisissez un format et téléchargez. Le fichier est produit dans votre navigateur.

Formats disponibles

Format Usage
PDF Classement, impression, pièce jointe à un audit ou un dossier
CSV Import des empreintes dans un tableur ou un inventaire
JSON Alimentation d'un autre système ou d'un script de vérification
HTML Partage d'un rapport lisible par courriel ou intranet
TXT Enregistrements simples, comparaison, ajout à un journal

Une procédure qui tient lors d'un audit

L'outil produit le document ; c'est la procédure autour qui lui donne du poids. Voici une routine simple pour une remise de fichiers, un audit ou une chaîne de conservation interne :

  1. Hacher avant tout déplacement. Calculez les empreintes avant que les fichiers soient copiés, envoyés ou remis. Une empreinte prise après trois transferts décrit l'état actuel du fichier, pas son état d'origine.
  2. Traiter tout le lot en une fois. Un seul passage donne une seule date et un seul identifiant pour l'ensemble, plus simple à citer qu'une série de vérifications séparées.
  3. Remplir l'objet et l'opérateur tout de suite. « Contrôle avant livraison de la version 4.2, par M. Martin » s'écrit en dix secondes aujourd'hui et ne se reconstitue plus dans un an.
  4. Ranger le rapport ailleurs que les fichiers. Celui qui peut modifier à la fois les fichiers et le rapport peut les faire concorder. Un outil de tickets, une GED ou un courriel envoyé à un tiers le met hors de portée.
  5. Recalculer à la réception. Le destinataire hache les fichiers à nouveau, avec le même algorithme, et compare ligne par ligne. Sous chaque résultat, la case de vérification accepte l'empreinte attendue et affiche une correspondance ou une différence.
  6. Garder les deux rapports. C'est la paire, celui de l'expéditeur et celui du destinataire, qui montre que rien n'a changé entre les deux. Chacun seul ne décrit qu'une extrémité.

Choisir SHA-256, et l'écrire

Pour un document susceptible d'être contesté, utilisez SHA-256. On sait fabriquer sur un ordinateur ordinaire deux fichiers différents ayant le même MD5, et une collision SHA-1 a été publiée en 2017. Un rapport fondé sur l'un ou l'autre ne peut pas exclure qu'un second fichier ait été préparé avec la même empreinte. Si vous revérifiez des fichiers contre une ancienne liste MD5, notez les deux : le MD5 pour la continuité avec l'ancien relevé, et un SHA-256 pour la suite. L'option « MD5 + SHA-256 » calcule les deux en une seule lecture de chaque fichier. Le guide du choix d'algorithme détaille les compromis.

Ce qui affaiblit un rapport

  • ×Le conserver à côté des fichiers, dans le même dossier ou sur le même disque.
  • ×Recopier les empreintes à la main. Un seul caractère mal saisi transforme une correspondance en différence. Exportez le rapport plutôt que de retaper les valeurs.
  • ×Masquer les échecs. Un rapport qui couvre 9 fichiers sur 10 sans le dire est pire que pas de rapport : le lecteur le croit complet. Relancez les fichiers en erreur ou expliquez leur absence.
  • ×Y voir une preuve d'origine. Une empreinte montre qu'un fichier n'a pas changé depuis son calcul. Elle ne dit rien de son auteur ni de l'authenticité de son contenu.

Ce que le rapport n'est pas

C'est un document que vous établissez vous-même : il n'est ni notarié, ni signé par un tiers, et son horodatage ne vient pas d'un prestataire de confiance. Pour la plupart des audits, des remises de fichiers et des contrôles internes, c'est exactement ce qu'on attend. Lorsqu'une forme plus forte est exigée, par exemple un horodatage qualifié, une signature électronique ou un constat dressé par un commissaire de justice, le rapport sert de point de départ, pas de substitut. Demandez au responsable de la procédure ce qu'il accepte avant de vous y fier.

Vos fichiers restent chez vous

Le hachage comme la génération du rapport s'exécutent entièrement dans votre navigateur. Aucun fichier, aucune empreinte et aucun champ du rapport n'est transmis. C'est ce qui rend l'outil utilisable sur des documents confidentiels, et cela signifie aussi que le rapport peut être produit hors ligne une fois la page chargée.

Questions fréquentes

Un rapport d'empreintes a-t-il une valeur probante ?

Il montre que chaque fichier correspondait à son empreinte au moment du calcul, ce qui suffit généralement à une chaîne de conservation interne. Sa portée dépend du cadre et de la procédure qui l'entourent : voir ce que le rapport n'est pas.

Combien de fichiers un rapport peut-il couvrir ?

Il n'y a pas de limite fixe. Sélectionnez autant de fichiers que nécessaire ; chacun apparaît sur sa propre ligne avec son empreinte, et le rapport indique combien ont réussi et combien ont échoué.

Quel algorithme utiliser pour le rapport ?

SHA-256 dès que le rapport peut être examiné. MD5 uniquement si vous devez faire correspondre une somme de contrôle ancienne, car il ne permet pas de prouver qu'un fichier n'a pas été délibérément modifié.